« Je ne ne voyais pas ne rien organiser pour la sortie de ce film ». Le film Ulysse sort en salle le 17 juin. Au premier anniversaire d’Ulysse, les parents de ce dernier découvrent que l’enfant est atteint d’un syndrome génétique. Le film, sélectionné dans la section « Un certain regard » au festival de Cannes 2026, retrace le parcours des parents dans l’inclusion de l’enfant. Une situation qui a parlé directement à Céline Bellitini.
« Je suis maman d’une petite fille qui a une maladie génétique », explique-t-elle. Alors, à la vue de la bande-annonce, elle décide, avec son association Rose et Jaune et l’association Cinémas d’aujourd’hui d’organiser un ciné débat au Kinepolis de Belfort. Le film sera diffusé à partir de 19h le 17 juin. S’en suivra un moment d’échange avec les participants.
Une association montée par trois mères
« L’inclusion, c’est un sujet qui est voilà qui est assez important », souligne Céline Bellitini. Elle l’observe dans son quotidien : « Le combat commence au plus tôt. Ne serait-ce que pour des activités adaptées. » Après avoir travaillé durant vingt ans dans la communication et l’événementiel, elle décide de tout plaquer pour un objectif clair : donner plus de sens à sa vie. Avec deux autres mamans, Sophie et Julie, elles aussi mère d’enfant en situation de handicap, elles fondent l’association Rose et Jaune.
« Nous sommes partis du constat qu’il n’y avait pas assez d’activités adaptées », retrace Céline Bellini. Alors, elles donnent une mission : développer des projets inclusifs dans les milieux scolaires et au sein des activités annexes telles que le sport (lire notre article). « Nous sommes en train de regarder pour faire des stages de danse adaptés pendant les vacances scolaires. » Adapter les séances, cela signifie prendre en compte la situation de l’enfant pour lui garantir un meilleur apprentissage et un accompagnent. Cela peut commencer par permettre aux parents d’accompagner leurs enfants durant les cours de sport. « Les animateurs et professeurs peuvent avoir des explications adaptées, ne pas aller trop vite, avoir des mots simples. »
Un clin d'oeil à Dorothée
« Avoir cette association et de ne pas être affilié à une fondation, c’est de pouvoir avoir la liberté de faire ce qu’on a envie et de le faire comme on a envie avec des cœurs et des étoiles dans les yeux. » Créée en avril, l’association a déjà participé à la Boum Géante de Belfort. L’occasion de sensibiliser les personnes au handicap. « Nous avions invité les personnes à venir en rose et jaune », explique Celine Bellitini.
Mais alors pourquoi le rose et le jaune. Tout l’histoire vient d’une chanson de Dorothée. « Elle chantait une musique qui s’appelait Les chaussettes rouges et jaunes à petits pois. Mais nous trouvions que le rose nous correspondait plus. » Le rose pour la bienveillance et le jaune pour la joie de vivre.

