Vous venez d’organiser les Assises du Bâtiments et des travaux publics de Haute-Saône 2026. Quel est l’enjeu de cet événement ?
Je suis de nature fédérateur. C’est une façon de rassembler cette grande famille qu’est la Fédération du bâtiment et des travaux publics. La fédération de Haute-Saône regroupe 113 adhérents et cela représente 1 400 salariés.
Les chefs d’entreprise dénoncent des excès normatifs dans leur quotidien, des problématiques de trésorerie. Ils ont l’impression parfois de faire la banque pour les collectivités ou les grands groupes. Quel regard vous posez sur cette situation ?
Ce n’est pas notre rôle [de faire la banque] ! Aujourd’hui, les trésoreries de nos entreprises sont érodées, pour ne pas dire complètement dégradées. Si j’ai un conseil à donner : il faut soigner son relationnel avec son banquier.
Le président régional de la fédération du bâtiment pointe du doigt les défaillances d’entreprises, qui touchent particulièrement le monde du BTP.
Je vais vous dire une confidence : je suis inquiet. Une entreprise née il y a 4 ou 5 ans et qui serait en difficulté, cela pourrait être « normal ». Mais quand vous avez des entreprises qui ont trente, quarante, voire cinquante ans et qui se trouvent ébranlées, cela ne vous fait-il pas peur ? Cela ne vous choque-t-il pas ?
Vous portez un manifeste (à retrouver ci-dessous) en faveur de la construction en Haute-Saône ?
Je l’ai fait pour alerter les pouvoirs publics. Le but, c’est de rassembler et de montrer notre force. Nous sommes présents. Je demande d’être solidaires, de s’engager, de respecter, d’accélérer… Quand je dis accélérer, c’est pour dénoncer toutes ces normes ces délais d’instruction… On attend du travail, du volume, puis que l’on travaille en local dans la mesure du possible.