Gilles Lazar ne succédera pas à Fernand Burkhalter à la présidence de la communauté de communes du Pays d’Héricourt. Le nouveau maire d’Héricourt, élu le 22 mars en devançant Fernand Burkhalter, le maire sortant, indique qu’un « accord de gouvernance très fort a été trouvé avec les maires des villages ».
Un accord qui prévoit que la présidence de la communauté de commune revienne au maire d’Echenans-sous-Mont-Vaudois, Dominique Chaudey et que la première vice-présidence revienne à Gilles Lazar. L’élection du président et des vice-présidents de la communauté de communes doit avoir lieu ce mardi 7 avril.
L’économie étant du ressort des communautés de communes, l’objectif d’accueillir de nouvelles entreprises, des PME-PMI, restera la priorité : finir de remplir la zone des Guinnottes, puis identifier des friches ou d’autres lieux pour créer une nouvelle zone d’activité.
Pour plus de cohésion dans le Nord Franche-Comté
Parallèlement, le nouveau maire d’Héricourt se dit très attaché au concept de Nord Franche-Comté, pour lequel il aimerait une plus grande cohésion de la part des élus. « On est attendus par les habitants pour des projets utiles à la population », estime Gilles Lazar. En tant que maire d’Héricourt, sa première demande vis-à-vis du Pôle métropolitain est une connexion en bus avec Belfort et avec Montbéliard, soit via le syndicat des transports métropolitains, soit via des conventions particulières avec Optymo (Belfort) et avec Evolity (Montbéliard).
Il espère aussi des avancées sur la santé. Il salue la compétence des équipes de l’hôpital nord Franche-Comté, mais pointe le déficit en lits et les problèmes aux urgences.
Le nouveau maire revendique « le changement dans la douceur » (son slogan de campagne) pour Héricourt. Vendredi, il a fait le tour des services de la mairie pour dire sa confiance dans les équipes municipales. Voilà pour le côté « douceur ». Pour le côté « changement », il veut stopper le projet de multiplexe au bénéfice d’un cinéma de ville « avec un projet culturel, et non de la culture de consommation », argumente-t-il.
Des policiers municipaux et de la vidéo
Il veut aussi embaucher cinq policiers et développer la vidéo surveillance. Une politique de droite par un maire communiste ? « Non, sourit-il. Ce n’est pas une politique de droite ; c’est un sujet. » Sujet qu’il entend ne pas abandonner à l’extrême droite.
Dans ses cartons, il a d’autres projets comme l’installation d’une supérette alimentaire au centre-ville, quitte à prendre en charge le loyer ; de créer un centre municipal de santé via une délégation de la communauté de communes, qui a en charge la santé ; de parvenir à la gratuité totale des fournitures scolaire, les parents ayant aujourd’hui un reste à charge de 30 à 40 euros ; ou encore de construire un boulodrome couvert.
« Et tous nos projets sont guidés par l’ambition de réduire les émissions de CO2 », affirme-t-il. Il veut ainsi renaturer les cours d’écoles en y plantant des arbres, ou ajuster le projet de rénovation de la place du marché pour avoir plus de places de stationnement.
Le débat d’orientation budgétaire, puis le vote du budget, devraient avoir lieu d’ici fin avril.
La même indemnité que les adjoints
Le nouveau maire d’Héricourt, Gilles Lazar, a décidé, non pas de renoncer à son indemnité de maire, mais de ne garder que le même montant que l’indemnité des adjoints, soit 1000 euros mensuels. Il reversera la différence, soit 1800 euros, à deux associations caritatives d’Héricourt : les Restos du cœur et la MAS, Maison d’accueil solidaire. Encore étonné du buzz de cette information ‘lui, communiste, a fait l’objet d’un article dans Le Figaro !), il s’empresse de préciser : « Je ne donne de leçon à personne : j’ai une situation personnelle qui me permet de le faire ». Il bénéficie en effet de sa retraite de médecin.
Également conseiller régional, il reverse son indemnité de conseiller de Bourgogne-Franche-Comté au Parti communiste. C’est la règle dans cette organisation politique. « On ne doit ni avoir d’enrichissement personnel, ni prendre de par nos fonctions électives », explique en substance Gilles Lazar.
