(AFP)
Arlette, Abondance, Amsel, Amandine et Abeille ont été installées mardi matin dans un enclos devant l’école de Moosch, village de 1600 habitants dans le Haut-Rhin, et ont été inscrites sur un formulaire, glissé dans la boîte aux lettres de l’établissement. Le « papa » des cinq génisses est un éleveur et conseiller municipal du village, qui les a gracieusement prêtées pour l’occasion.
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« On a joué jusqu’au bout dans la dérision et dans l’absurde », confie à l’AFP le maire, José Schruoffeneger, ancien professeur d’histoire-géographie en collège. Avec 66 élèves inscrits en élémentaire et 30 en maternelle pour la rentrée prochaine, « il nous manque quatre élèves », faisant courir le risque d’une fermeture de classe sur les cinq de l’école, explique le premier magistrat.
Alors « dans une discussion quasiment de comptoir, on a eu l’idée d’inscrire des génisses à l’école pour compenser les enfants qui nous manquent. » « Évidemment, on est au quatrième degré de l’humour potache, mais depuis ce matin je suis au téléphone constamment » avec la presse, dit-il, espérant que « les fonctionnaires de l’Éducation nationale iront sur les réseaux sociaux et écouteront la radio ».
