Ce vendredi 9 janvier, l’École Nationale de Police de Montbéliard et la Fondation Arc-en-Ciel ont signé une convention de partenariat pour trois ans. La Fondation située au Centre de médecine Physique et de Réadaptation (CMPR) Bretegnier à Héricourt (lire notre article), est un établissement accompagnant les personnes fragilisées par la maladie, l’âge ou le handicap.
L’objectif : que les deux institutions collaborent pour sensibiliser au handicap et promouvoir le sport inclusif. Une signature qui officialise le partenariat. Pourtant, cela fait déjà plusieurs années que l’école de police et la Fondation collaborent. « Il s’agit de marquer réellement cet accord d’aller un petit peu plus loin », souligne Loïc Grall, directeur général de la Fondation Arc-en-Ciel.
Des interventions croisées
Les formateurs de l’école de police interviendront auprès des professionnels de la fondation sur des thématiques précises. « On a prévu des séances de prévention de la spirale de la violence, de l’agressivité, qui peut être une difficulté à laquelle le personnel de santé est régulièrement confronté », explique David Gagliardi, directeur de l’école de police. Les formateurs donneront des clés aux professionnels de santé sur la manière de réagir lors de situations de tension. Notamment la gestion du stress en cas de conflits. « Il faut savoir prendre du recul pour ne pas encaisser la charge émotionnelle et ne pas pouvoir s’en décharger », développe David Gagliardi.
« Notre objectif, c’est de participer aux actions de sensibilisation au handicap pour les gardiens de la paix », explique Loïc Grall. La fondation interviendra, quant à elle, auprès des gardiens de la paix en formation. Cela se traduira par de la sensibilisation aux réalités du handicap à travers d’événements sportifs.
Du sport pour réunir les futurs gardiens de la paix et la Fondation Arc-en-Ciel
Le sport inclusif prend une grande place dans cette collaboration. Le sport étant un vecteur de rapprochement entre la Fondation Arc-en-ciel et la Police nationale. D’un côté, à l’école de police « on est toujours amateur de sport », s’amuse David Gagliardi. De l’autre, la Fondation Arc-en-Ciel accompagne les patients à la sortie de l’hôpital. « Ça peut être un traumatisme, un accident de voiture, une paralysie où il y a des atteintes neurologiques », décrit Diane Dubresson, responsable communication de la Fondation. Une récupération de l’autonomie pouvant passer par le sport.
À l’école de police de Montbéliard, il y a 12 sections d’élèves gardiens de la paix ou élèves policiers adjoints. L’idée étant que chaque section puisse participer au moins à une séance de sport inclusif. Il y a également le Challenge Laser Para Run, organisé par la Fédération sportive de la police nationale (FSPN) et la Fondation Arc-en-Ciel ou encore la Course en catégorie Joëlette.
Des retours positifs des patients et des futurs gardiens de la paix
« Les patients apprécient beaucoup cette collaboration et ces journées sportives », souligne une cadre du service Orion, des patients paraplégiques et tétraplégiques. Pour le directeur de l’École Nationale de la Police, cette collaboration symbolise l’ouverture de la police sur la société civile, mais aussi le soutien au monde médical. Les 360 futurs gardiens de la paix de Montbéliard pourront participer à ces formations. « Ça s’inscrit dans une logique d’égalitarisme et d’absence de discrimination », complète-t-il.
« J’ai l’impression qu’on est assez avant-gardiste sur la question », met en avant Loïc Grall. Dans les établissements du secteur, il ne connaît pas de convention comme celle-ci. Avec 2 000 patients chaque année et 200 salariés, le Centre Médical Physique de Réadaptation Bretegnier se ravit de cette signature.