Le conseil de développement du pays de Montbéliard se renouvelle

Pays de Montbéliard renouvelle son conseil de développement. Les candidatures sont ouvertes aux citoyens et aux organisations. Ce laboratoire d’idées permet d’enrichir la réflexion autour des sujets structurants du pays de Montbéliard, mais aussi, parfois, du nord Franche-Comté.

Toute communauté d’agglomération ou communauté de communes de plus de 20 000 habitants doit mettre en place un conseil de développement. Dans le pays de Montbéliard, cette instance existe depuis 2000. C’est « une instance de dialogue et de débat dont la vocation est d’enrichir la réflexion sur les grands enjeux du territoire », précise Pays de Montbéliard Agglomération dans sa présentation. « C’est une instance composée de citoyen(ne)s qui remplit une mission consultative auprès des élus de l’agglomération. Il est un lieu d’expression et de dialogue entre des personnes bénévoles d’horizons très divers, sans mandat politique, qui expriment leurs idées, les mettent en débat et imaginent des projets au profit du territoire et de ses habitants », poursuit la collectivité. C’est l’occasion de faire entendre sa voix et de jouer un rôle dans la construction du territoire. « Les points de vue de leurs concitoyen(e)s viennent compléter les expertises techniques et politiques », relève Pays de Montbéliard Agglomération. Ces avis s’expriment en matière de transports, de transition écologique, d’économie et d’emploi, de développement du numérique, de culture, de santé ou encore de logement.

26 contributions

« À PMA, le conseil de développement a su, au fil des années, se positionner comme un acteur majeur aux côtés des élus de l’agglomération, en apportant un regard citoyen sur les enjeux stratégiques de notre territoire », se félicite Charles Demouge, président de PMA. Depuis 2010, le conseil de développement a rendu 26 contributions, dans le domaine du tourisme, des transports, de l’économie, de l’habitat, du sport, de la culture, de l’aménagement du territoire ou encore de la cohésion sociale. Avant l’été, le conseil de développement a par exemple émis un avis critiquant la précipitation de l’agglomération sur le dossier de la gestion de l’eau. Mais c’est l’exécutif de PMA qui l’avait sollicité pour mener une réflexion sur ce sujet. Entre 2013 et 2018, on recense 7 609 heures cumulées de travail par le conseil de développement.

Les citoyens, à titre individuel, ou les associations, fédérations professionnelles ou syndicats du pays de Montbéliard, en qualité d’organisation, peuvent y participer. Pour les organisations, il faut qu’elles soient investies dans les thématiques suivantes : économique, social, sanitaire, culturel, sportif, éducatif, scientifique, environnemental, associatif. Un membre ne peut pas avoir de mandat local et on s’engage à participer et à être impliqué dans le conseil de développement. « Dans un contexte de tensions sociales et économiques, le conseil de développement constitue plus que jamais un espace de dialogue, de débat, respectueux des diversités d’opinions, identifiant les points de synergies et les points de divergence, offrant par là même un espace d’intelligence collective », relève Charles Demouge.

Dans ce nouveau mandat de 3 ans, qui conduira les membres jusqu’en 2022, le conseil de développement comptera 112 membres, contre 109 auparavant. Il sera composé dorénavant de 7 collèges. À côté des citoyens volontaires, des associations, des syndicats de salariés ou encore des personnalités qualifiées, on comptera le collège des acteurs des territoires voisins. Une marque d’ouverture vis-à-vis du nord Franche-Comté.

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