Héricourt : En bas de chez moi, une autre idée du soutien aux commerces locaux

En bas de chez moi est un dispositif numérique de soutien aux commerçants, pour faire aussi revenir les clients en centre-ville.

Les initiatives pour soutenir les commerçants locaux ont fait florès pendant la crise sanitaire, tentant de répondre à l’absence de clientèle en boutique. Cela a mis en valeur 2 problèmes rencontrés par les commerçants : leur absence sur les outils numériques ; leur capacité à créer du lien en dehors de la boutique. Le projet « En bas de chez moi », développé à Héricourt, tente justement de contourner ces freins.

Les initiatives pour soutenir les commerçants locaux ont fait florès pendant la crise sanitaire, tentant de répondre à l’absence de clientèle en boutique. Cela a mis en valeur 2 problèmes rencontrés par les commerçants : leur absence sur les outils numériques ; leur capacité à créer du lien en dehors de la boutique. Le projet « En bas de chez moi », développé à Héricourt, tente justement de contourner ces freins des commerces.

Plus que la crise sanitaire, c’est la dévitalisation des centres-villes qui est à l’origine du projet En bas de chez moi. La covid-19 a servi d’accélérateur d’une idée déjà bien engagée ; elle a aussi demandé une grande réactivité, pour proposer des solutions aux commerçants, subitement privés de clients en boutique. En bas de chez moi, c’est un projet numérique pour valoriser les commerces locaux du pays d’Héricourt. C’est un projet de place de marché interactive. Une de plus ? Pas exactement.

« Comment est-ce qu’on fait pour proposer une stratégie digitale poussée et avancée à des commerçants de centre-ville et à un coût moins onéreux », questionne Claire Poifol, directrice générale du projet et co-fondatrice, pour résumer la démarche. C’est une professionnelle de la communication et du marketing numérique, particulièrement auprès des PME ; elle est responsable de l’agence Skilz, à Héricourt, à laquelle est adossée En bas de chez moi.

« Clé en main »

Ce travail d’identité numérique n’est pas simple à assurer pour un commerçant : créer un site et l’alimenter est chronophage ; le payer avec un suivi est cher. « Et les solutions observées ne sont pas très bonnes », regrette pour sa part Fabien Methia, le co-fondateur d’En bas de chez moi. « Souvent, ce qui les handicape, c’est quand ce n’est pas simple, ni rapide, ni intuitif », remarque Marine, une des salariées qui suit le déploiement.

En bas de chez moi a donc créé une plateforme et une place de marché, commune à tous les commerces adhérents du pays d’Héricourt, afin de mutualiser les coûts. La plateforme permet de relayer des informations locales sur Héricourt, les services de garde, des informations pratiques, les annonces d’évènements et de présenter les commerçants. Elle veut créer du lien, « en faisant une sorte de magazine de la ville d’Héricourt », explique Claire Poifol. Cela permet de « promouvoir la ville », poursuit Fabien Methia. Le trafic généré par ce site permet d’être redirigé ensuite vers les commerçants. Ils gagnent de la visibilité.

Dispositif En bas de chez moi, dans le pays d'Héricourt, pour soutenir les commerces locaux.
Dispositif En bas de chez moi, dans le pays d'Héricourt, pour soutenir les commerces locaux (©Studio l’Escabeau pour En bas de chez moi).

« Cette année nous a mis devant le fait que nous n’étions pas sur le numérique », confirme Carine Lozano, présidente de l’association des commerçants et artisans du pays d’Héricourt (APACH), et gérante de la boutique de produits bio La Vie Claire. En bas de chez moi répond à un vrai besoin des commerces d’Héricourt. Notamment celui du « référencement » et de la visibilité. Elle apprécie aussi de travailler avec une agence locale et Fabien Methia connaît bien les problématiques des commerçants locaux ; il a été manager de centre-ville pendant plusieurs années, à la communauté de communes du pays d’Héricourt. Les commerçants qui ont lancé un site Internet ont aussi profité d’une subvention de la communauté de communes. Une vingtaine de commerçants a rejoint le dispositif.

« Le petit conseil en plus »

« On propose d’adhérer à un dispositif, plutôt que d’acheter un site », défend Claire Poifol. Les commerçants qui veulent rejoindre le projet doivent souscrire un site vitrine, construit à partir d’une base commune. Des options s’ajoutent ensuite. Sur le site, le commerçant présente ses produits et il est accompagné pour façonner sa sélection, faire les photos et bien les mettre en avant. Le dispositif aide aussi à la création de fiches produits. Ensuite, si un client veut acheter, il est renvoyé vers la place de marché, avec paiement et site sécurisés. Le commerçant souscrit un abonnement. C’est une solution « clé en main », appuie Claire Poifol.

Attention, le but n’est pas de tout vendre sur la plateforme. « L’objectif, c’est de faire venir ensuite dans les commerces », relève Fabien Methia. « On ne met pas n’importe quoi, ni n’importe comment », poursuit-il, insistant sur la démarche « accompagnement » du dispositif. Le boucher va peut-être s’arrêter sur une offre de charcuterie estampillée « raclette » pour laquelle il a pu réfléchir à un plateau, le faire, le photographier et diffuser la fiche produit. « Il faut construire des produits d’appels pour venir en boutique, sans prendre trop de temps, mais en donnant une bonne réputation », résume Fabien Méthia. Ce n’est pas qu’une boutique en ligne. On peut acheter en ligne, mais on peut aussi échanger avec le commerçant. « Le site est fait pour créer du lien », insiste-t-il. « Il faut retrouver le petit conseil en plus », termine Claire Poifol. Et les promoteurs d’En bas de chez moi imaginent déjà décliner l’idée dans les zones où le commerce de centre-ville éprouve un besoin similaire à celui d’Héricourt.

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