Florent Masson : « Plus les locomotives font des choses, plus les autres en bénéficient »

L’Axone organise samedi 13 avril la 6e édition de la Tournée des bars. Un événement organisé dans les coursives de l’équipement. Les 5 bars sont tenus par cinq festivals, chargés d’animer la zone avec des concerts.

L’Axone organise samedi 13 avril la 6e édition de la Tournée des bars. Un événement organisé dans les coursives de l’équipement. Les 5 bars sont tenus par cinq festivals, chargés d’animer la zone avec des concerts. Alors que l’Axone célèbre cette année ses 10 ans, ce type d’événements contribue à sa notoriété. Explications avec Florent Masson, le directeur.

Où est née cette idée de La Tournée des bars ?

La Tournée des bars est née de la volonté de faire un événement ailleurs que dans la grande salle de l’Axone. Les coursives font 2 000 m2 et il y a cinq bars. Nous nous sommes donc dit que c’était marrant d’y organiser quelques choses avec les associations musicales du secteur. Cette année, ce sont des festivals qui tiendront les bars (lire par ailleurs). L’Axone, ce n’est pas que la grande salle. Ce sont aussi les à-côtés. Nous voulions voir comment le bâtiment pouvait réagir. Déjà, nous faisons d’une zone de passage, une zone de concerts. Ensuite, dès le début, nous avons décidé d’en faire un événement gratuit. Nous avons donc un double défi : sur le lieu et sur le modèle économique.

Sur quoi repose le modèle économique ?

Nous sommes ouverts à partir de 20 h et jusqu’à 2 h. Et l’entrée est gratuite, pour venir écouter de la musique (À chaque édition, l’Axone a dépassé les 2 500 visiteurs, NDLR). Pour définir notre modèle économique, nous sommes partis du principe que les gens vont boire au moins une bière. De là, nous investissons environ 30 000 euros dans l’événement, réparti entre la décoration, la technique, le son, la lumière, le nettoyage, la sécurité, les achats de boisson et de nourriture. L’objectif, récupérer environ 30 000 euros en vendant des boissons et de la nourriture. Mais le but de ce genre d’opération n’est pas que comptable. Si nous recherchons l’équilibre budgétaire, nous voulons aussi, avec ce type d’événement, communiquer auprès d’un public que nous n’avons pas l’habitude de toucher, celui des salles de musiques actuelles et de festivals et qui s’inscrivent ensuite sur les pages de nos réseaux sociaux. Ils voient ainsi que nous ne sommes pas qu’une salle de variété. Quand nous accueillons Shaka Ponk, par exemple, nous pouvons toucher ce public. La Tournée des bars sert à avoir de l’écho et de la résonnance.

Ne faites-vous pas concurrence aux établissements du centre-ville de Montbéliard avec ce type d’événement ?

Nous ne sommes absolument pas là pour leur faire concurrence. Lors de la première édition, nous avons été complet tellement vite que les gens se sont repliés vers les bars de Montbéliard. Ce n’est pas en ne dynamisant pas le territoire que tu favorises la rentabilité économique de tes voisins. Au contraire. Plus les grosses locomotives font des choses, plus les autres en bénéficient.

Que ce soit avec La Tournée des bars, mais aussi avec la Montbéli’Hard ou la Mondialette de pétanque, vous avez une volonté d’être acteur du territoire et de le dynamiser…

Tout à fait. Si ce type d’événement ne génère pas de profits, il a quand même deux autres objectifs : occuper le terrain et combler les temps faibles de l’Axone.

Pourquoi avoir choisi de confier les bars aux festivals pour cette 6e édition ?

Nous avons toujours fonctionné avec les associations musicales. La volonté était d’apporter de la nouveauté. Pour les festivals, c’est le bon tempo pour présenter leur programmation. Il y aura donc le No Logo de Fraisans (39), le Rockin-Chaise de Colombier-Fontaine (25), Rencontres et Racines d’Audincourt (25), le Festival de l’Ours de Plancher-les-Mines (70) et le Swamp festival de Besançon (25). Chaque festival gère son bar, plus la scène. Ils font venir des groupes ou un DJ et font transpirer l’ambiance de leur événement.

10 ans de l’Axone en chiffres

  • 700 000 personnes accueillies pendant les spectacles
  • 1,2 million de personnes accueillies lorsque l’on ajoute les événements sportifs, la foire, la Tournée des bars…
  • 300 000 personnes ont été accueillies dans les salles annexes pour le sport (Dojo, salle d’escrime, musculation et gymnase n°2)
  • 250 spectacles accueillis, soit 25 par an en moyenne
  • Capacité de 4 700 personnes dans les tribunes en configuration handball/basket, voire 6 200 en configuration boxe (jamais mise en place)
  • Capacité de 4 000 personnes assises pour un spectacle
  • Capacité de 6 200 personnes assises et debout (fosse) pour Shaka Ponk par exemple (équivalent au Zénith de Paris)
  • 8 000 m3, le volume de la grande salle