Étupes : le fonds Maugis soutient Gen-Hy à Technoland 2

L’entreprise de l’hydrogène Gen-hy, qui a confirmé son implantation dans le pays de Montbéliard au mois de mai, reçoit le soutien du fonds Maugis. Une manière de consolider le lancement de la production des électrolyseurs, qui doit débuter fin 2023.

L’entreprise de l’hydrogène Gen-hy, qui a confirmé son implantation dans le pays de Montbéliard au mois de mai (notre article), reçoit le soutien du fonds Maugis. Une manière de consolider le lancement de la production des électrolyseurs, qui doit débuter fin 2023.

Gen-hy fabrique des électrolyseurs de taille moyenne (lire notre article). allant d’une puissance de 50 kW à 4 MW. Ce sont les électrolyseurs Hy-Cube®. Surtout, cette entreprise maîtrise toute la chaine de valeur de fabrication d’un électrolyseur. Et elle est la seule en France à le faire. Elle façonne notamment les membres AEM (Anion exchange membrane), essentielles à la fabrication. « Cette technologie innovante et brevetée, permet d’améliorer l’efficacité énergétique de production d’hydrogène vert en atteignant de hauts rendements (85%) et une haute pureté d’hydrogène, sans utilisation de métaux rares », indiquent l’entreprise et le fonds Maugis dans un communiqué de presse commun.

Dans ce communiqué, le comité de gestion du fonds de revitalisation industrielle, confirme l’attribution d’une aide à l’entreprise. Ce comité est chargé d’étudier les dossiers sélectionnés par un comité consultatif présidé par Guy Maugis, mandaté pour ventiler la pénalité de 50 millions d’euros infligé à General Electric pour ne pas avoir créé 1 000 emplois, comme promis, après le rachat de la branche énergie d’Alstom en 2015. C’est ce comité de gestion qui étudie les dossiers et les valide, ou non. L’animation du comité est assurée par la société de gestion Pristine. « Le Fonds a pour vocation de fournir un accompagnement financier à des projets industriels innovants, à forte valeur ajoutée, à même de contribuer au développement économique et au renforcement de l’industrie dans le bassin d’emplois de Belfort-Montbéliard », replace le document.

Gen-hy va se lancer dans une levée de fonds « pour finaliser le financement de son outil industriel », indique le comité. Gen-hy est « une start-up prometteuse », apprécie Guy Maugis, qui a donné son nom à ce fonds. « Gen-Hy vient conforter un pôle de compétences dans le domaine de l’hydrogène bien implanté à Belfort-Montbéliard », ajoute-t-il.  « L’accompagnement accordé à Gen-Hy illustre la capacité du fonds à soutenir des projets innovants permettant de créer des emplois pérennes », note pour sa part Benjamin Raillard, directeur général de Pristine.

124 emplois à termes

« C’est une très bonne nouvelle », confie Sébastien Le Pollès, le p-dg, joint par téléphone. « Cela consolide le financement de la première ligne de production », ajoute-t-il. À Étupes, dans la zone Technoland II, Gen-hy construit une usine de 8 000 m2 pour produire ses électrolyseurs. Le bâtiment sortira de terre en 2023. La première ligne de production sera installée mi-2023 et la production doit débuter à la fin de l’année 2023. Cette première ligne de production doit permettre de produire annuellement l’équivalent de 30 MW. L’investissement dans le process industriel de l’entreprise, hors immobilier, s’élève à 15 millions d’euros.

Selon les projections de l’entreprise, une nouvelle ligne de production doit être installée chaque année ensuite, en 2024, puis 2025-2026. À cette échéance, l’entreprise devrait embaucher 124 personnes indique le communiqué de presse et l’entreprise aura une capacité de production d’électrolyseurs équivalente à 90 MW. La rapidité de la montée en puissance de la production dépendra justement de la demande. « Nous avons déjà beaucoup de demandes », constate toutefois Sébastien Le Pollès.

Comme d’habitude, l’aide du fonds Maugis est décaissée progressivement, en fonction de paliers, en fonction des recrutements notamment. Les versements progressifs permettent aussi d’avoir une visibilité et les ressources nécessaires pour lancer la construction de la 2e puis de la 3e ligne et « de recruter les premiers emplois », relève Sébastien Le Pollès.

Gen-hy finalise actuellement les esquisses du bâtiment qui se construit. Il sera fait par la société d’économie mixte SEM PMIE. Gen-hy sera en location. Les premiers recrutements sont envisagés début 2023, notamment des techniciens de laboratoires, des préparateurs, des gestionnaires de systèmes industriels, des opérateurs en métallurgie… « Ce sont des postes qualifiés », indique le p-dg. Une partie de la production se fait en salles propres iso 7, pour la confection des membranes de l’électrolyseur

Mise en forme de membrane AEM pour l'électrolyseur de Gen-hy (©Gen-hy).
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