Elliot Cowell, esquisse d’un jeune artiste à l’assaut du Fimu

La 35e édition du festival international de musique universitaire (Fimu), a lieu cette semaine du 2 au 5 juin 2022 dans le centre-ville de Belfort. Elliot Cowell est l’un des artistes qui s’y produira. Il fait partie de la création originale Bachar Mar-Khalifé. Esquisse d’un jeune musicien qui passe à la vitesse supérieure

Lune Hornn

La 35e édition du festival international de musique universitaire (Fimu), a lieu cette semaine du 2 au 5 juin 2022 dans le centre-ville de Belfort. Elliot Cowell est l’un des artistes qui s’y produira. Il fait partie de la création originale Bachar Mar-Khalifé. Esquisse d’un jeune musicien qui passe à la vitesse supérieure

« Se perfectionner, ça se fait avec les autres musiciens. » Lunettes de soleil sur le nez, en terrasse d’un café sous le soleil, Elliot Cowell regarde la place d’Armes qui s’étale devant lui. Il n’a que 25 ans, mais sera sur la scène de l’Arsenal ce dimanche 5 juin (20h-21h) à Belfort pour le Festival international de musique universitaire (Fimu). Le parrain de l’édition 2022 du festival, Bachar Mar-Khalifé, réalise une création originale en compagnie de Pol, Appartment 52, Romy, Rust et Elliot Cowell. « Tous les artistes de cet après-midi sont du Liban, je suis impatient de commencer », se réjouit le jeune guitariste franco-britannique en évoquant les répétitions qui l’attendent plus tard dans la journée pour préparer cet événement.

Elliot a beau sembler timide au premier abord, il témoigne sans réserve de son enthousiasme pour le Fimu.  « Ce festival a toujours été mon préféré. C’est pour tout le monde et c’est ouvert ! » Il surenchérit en affirmant que « de tous les événements dans le monde que j’ai vu, le Fimu est vraiment unique pour moi. Il est resté fidèle à ses origines universitaires. Je trouve ça beau de la part de Belfort de faire ça.»

Elliot joue depuis qu’il a 5 ans « J’ai toujours voulu faire ça. Je suis l’opposé des gamins qu’on force à faire de la musique, c’est moi qui ai forcé mes parents. » Quand il était petit, sa mère mettait des CD de Ban Jovi dans la voiture, le jeune Elliot, fasciné, s’empresse de réclamer : « Maman, je veux une guitare ! ». Le regard malicieux, il ajoute « Ensuite, je n’ai jamais arrêté.» Ce qui n’était qu’un caprice d’enfant s’est mué en véritable passion. 

“La scène de l’Arsenal, ce sera vraiment ma plus grande scène”
Elliot Cowell
Artiste belfortain participant au Fimu

Aujourd’hui, l’enfant est devenu grand. Après un passage à l’université du Lancashire au département musique et une entrée au conservatoire d’Henri-Dutilleux de Belfort, le jeune homme est devenu un musicien qui commence à se faire une place sur la scène belfortaine.

Le jeune professionnel, café à la main, confie qu’il ne s’attendait pas à jouer sur cette scène. Lui qui est spectateur du festival depuis longtemps ne savait pas qu’un jour, il passerait de l’autre côté du miroir, même si c’était une de ses ambitions. « C’est un appel qui m’a réveillé, on m’a dit : vous jouez au Fimu cette année », ironise-t-il avant d’avouer qu’il est resté abasourdi en raccrochant. C’est un festival assez spécial pour lui. «Il est gratuit avec la qualité d’un événement qui ne le serait pas.» 

Compositeur

« Quand on est guitariste sans sa guitare, on ne sait plus quoi faire de ses mains »

Si le jeune musicien a été choisi pour rejoindre la création Bachar, c’est surtout pour sa maîtrise de l’instrument. « Ado, j’avais un groupe de punk rock, comme tous les guitaristes, je pense », confie-t-il en riant. Avec le temps, Elliot a pu s’expérimenter à différents styles et peut aujourd’hui s’adapter facilement.

Du Blues au Reggae, c’est surtout par le Fingerstyle  qu’il s’illustre. « Je suis tombé sur Andy Mckee et j’ai été scotché », explique-t-il. Cette découverte le mène à des heures et des heures d’entraînement, tout seul, devant des vidéos YouTube pour perfectionner sa technique. À force de travail, « j’ai appris et j’ai commencé à composer », l’élève devient expert et commence à mettre en ligne ses propres compositions. Le musicien transparaît dans chaque geste, que ce soit son pied qui tape la mesure où ses doigts qui pianotent sur la table devant lui. D’ailleurs, il l’avoue :  « quand on est guitariste sans sa guitare, on ne sait plus quoi faire de ses mains.» 

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