« Dès que l’on sort de chez soi, il faut un justificatif du domicile »

Opération de contrôle des attestations de déplacement pendant le couvre-feu, à Bavilliers.

Les forces de l’ordre mènent des opérations de contrôle du respect du couvre-feu, mais aussi du périmètre de 10 km de son domicile en journée, afin d’accompagner ce « frein massif » à la propagation de l’épidémie. Reportage.

Les forces de l’ordre mènent des opérations de contrôle du respect du couvre-feu, mais aussi du périmètre de 10 km de son domicile en journée, afin d’accompagner ce « frein massif » à la propagation de l’épidémie. Reportage.

« Bonjour Madame, contrôle de votre attestation de déplacement. » Sur la R.D. 83, dans la zone artisanale entre Bavilliers et Argiésans, la police nationale mène une opération de contrôle du respect des règles du couvre-feu. Il est 20 h 15, ce mercredi soir. Un agent de police arrête une jeune femme et lui demande ses documents. Pendant 45 minutes, la dizaine de fonctionnaires de police va contrôler une trentaine de véhicules. Un conducteur sera verbalisé pour défaut de présentation d’attestation. Le 1 033e depuis le 1er janvier indiquent les services de police, sur plus de 60 000 contrôles réalisés. Dans cette ambiance glaciale, la circulation est vraiment réduite.

Avec la mise en place de ce nouveau confinement, les forces de l’ordre sont de nouveau sur le pont pour faire respecter les nouvelles règles et les faire connaître. Policiers et gendarmes seront notamment mobilisés en journée pour contrôler le respect de la zone des 10 km, qui doit permettre de limiter « les grandes migrations de population », indique Thomas Kieffer, directeur départemental de la sécurité publique. En journée, « dès que l’on sort de chez soi, il faut un justificatif du domicile pour justifier que nous sommes dans le périmètre des 10 km », indique Jean-Marie Girier, préfet du Territoire de Belfort. En fonction des situations (achat, culte, service public), le rayon s’étend à 30 kilomètres et peut-être interdépartemental. Le but de ces nouvelles décisions : « Un frein massif », indique Jean-Marie Girier.

13 000 vaccinations d’ici le 15 mai

Dans le Territoire de Belfort, le taux d’incidence a dépassé les 300 pour 100 000 habitants, alors qu’il s’envole dans le Doubs, où il est supérieur à 400. La situation est critique, notamment en réanimation. Pour permettre d’ouvrir de nouveaux lits, la direction générale de l’agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté a décidé « d’augmenter le niveau de déprogrammation des activités chirurgicales et/ou médicales non urgentes », indique l’ARS dans un communiqué de presse, en fin de journée (notre article). Ces mesures doivent permettre de mobiliser jusqu’à 1 700 lits de médecine pour les patients atteints de la covid-19, 140 lits de soins intensifs et 300 lits de réanimation. « La situation est extrêmement critique en réanimation », confirme le préfet, même si l’hôpital Nord-Franche-Comté est plus ou moins « préservé » pour le moment. « L’établissement est en train de se réarmer pour affronter la 3e vague », informe Jean-Marie Girier (notre article). Côté vaccination, 13 000 primo injections sont programmées d’ici la mi-mai, pour garantir « l’accélération » de la vaccination, avec l’objectif d’inoculer une première dose d’ici le 15 mai à 25 % des Terrifortains. À partir du 15 avril, les vaccins seront ouverts aux plus de 60 ans et aux plus de 50 ans dès le 15 mai. Aujourd’hui, 15 % des habitants ont reçu au moins une dose (21 600).

Le préfet salue le respect des règles par la population. Il glisse aussi l’inquiétude profonde du monde économique. Certains, avec la fermeture des commerces, déplorent un écoulement difficile de leurs stocks. D’autres évoquent un bond du coût des matière première, comme le bois (+25%), l’acier (+30%). Les prix s’envolent. Les agences d’intérim voient déjà des serveurs emprunter une nouvelle voie professionnelle. Les restaurateurs regardent les apprentis se diriger vers les usines car il n’y a plus de débouchés pour eux, entraînant une inquiétude pour l’avenir. « Des signaux faibles indiquent une fragilité psychologique de la population », indique le préfet, qui les prend très au sérieux, notamment dans l’optique d’un retour à la normale.

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