Covid-19: l’ARS appelle au secours pour endiguer une vague pire que la première

Le directeur de l'ARS en appel aux renforts: 'Toutes les compétences sont nécessaires"

Le directeur de l’agence régionale de santé, Pierre Pribile, invite les personnels soignants disponibles à se signaler et appelle chacun, soit à éviter les contacts, soit à respecter scrupuleusement les gestes-barrière.

Le directeur de l’agence régionale de santé, Pierre Pribile, invite les personnels soignants disponibles à se signaler et appelle chacun, soit à éviter les contacts, soit à respecter scrupuleusement les gestes-barrière.

« Au regard de ce qui s’annonce, nos soignants n’y arriveront pas seuls », avertit d’emblée Pierre Pribile, directeur général de l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté lors d’une conférence de presse ce mercredi.

En effet, la nouvelle vaque épidémique de la covid-19 qui démarre s’annonce de plus grande ampleur que celle de ce printemps. Ce mercredi 4 novembre, « plus de 1 240 personnes sont hospitalisées en Bourgogne-Franche-Comté, dont plus de 150 en réanimation », détaille le directeur de l’ARS. Les hôpitaux de la région enregistrent plus de 100 entrées par jour de patients atteints par le virus, dont 15 en réanimation. Lors du pic de la première vague de l’épidémie, 1 300 patients étaient hospitalisés en Bourgogne-Franche-Comté.

On atteint donc déjà le pic du printemps, même si la répartition au sein de la région est différente : cette fois, les départements du sud de la Bourgogne-Franche-Comté (et voisins de la région lyonnaise, particulièrement touchée) sont dans les situations les plus tendues, alors que le nord Franche-Comté a été plus atteint en mars-avril. « En réanimation, notre point de rupture est autour de 300 patients covid », a précisé le directeur général de l’agence de santé. « Si le nombre d’hospitalisations de patients covid venait à dépasser 2000 (soit la moitié des lits de médecine disponibles dans la région) pour atteindre plus de 2500 patients, ça serait « le scénario catastrophe », a-t-il estimé.

Un appel aux soignants disponibles

D’où son appel en direction des personnels soignants disponibles : jeunes retraités, en contrat à temps partiel, en cours de reconversion. « On ne peut se permettre de laisser de côté toute compétence », explique Pierre Pribile. Les personnes qui souhaitent se porter volontaires peuvent soit se signaler auprès de l’hôpital le plus proche de leur domicile, soit s’inscrire sur la plateforme nationale https://renfortrh.solidarites-sante.gouv.fr/. Précision : ils ne seront pas forcément affectés à une unité covid, mais à une mission compatible avec leurs compétences, leur disponibilité, leur souhaits, quitte à réaffecter temporairement des personnels hospitaliers à d’autres tâches.

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La cap des 80 000 tests par semaine a été atteint en Bourgogne-Franche-Comté. On approche de la limite de la capacité d'analyse des laboratoires. Les tests antigéniques arrivent dans les hôpitaux et dans les Ehpad, bientôt chez les "professionnels de ville", avec des résultats en moins de 25 minutes.

« On parle de vies humaines ; on n'est pas dans un jeu vidéo »

L’autre appel du directeur de l’ARS s’adresse à l’ensemble de la population, afin de respecter scrupuleusement les gestes barrière en toute circonstance, y compris dans le cercle amical ou familial. « Nous sommes en train d’écrire ensemble le scénario de ce qui va se dérouler dans les prochaines semaines, explique Pierre Pribile. C’est très abstrait pour le public, mais, croyez moi, c’est très concret pour les soignants. Lors du premier confinement, il a fallu dix jours pour inverser la tendance des entrées à l’hôpital, et un mois pour faire baisser le nombre des hospitalisation. Nous craignons aujourd’hui un pic plus tarif et plus élevé. C’est un changement qui aura d’énormes conséquences sur la charge dans les hôpitaux, sur les vies humaines en cause, sur les retours de l’hôpital et la qualité de vie post-réanimation ».

« On a vraiment besoin de la population », renchérit Murielle Plaza, directrice des soins au Groupe Hospitalier de la Haute-Saône. « Il faut limiter les contacts familiaux : aujourd’hui, nous constatons que c’est là où se font les contaminations ». Et pour insister sur l’enjeu (en réponse à une question sur la polémique avec les maires et les arrêtés pour l’ouverture des commerces ), le directeur de l’ARS ajoute : « Nous parlons de vies humaines. On n’est pas dans un jeu vidéo ; la vie, ça ne revient pas. »

(avec AFP)

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