Besançon : manifestation contre la « marchandisation » de la santé

Les manifestatnts réclamaient des moyens pour l'hôpital.

Les manifestants ont réclamé plus de moyens pour l’hôpital public.

(AFP)

Les manifestants ont réclamé plus de moyens pour l’hôpital public.

Entre 400 et 700 personnes, selon la police et les organisateurs, ont manifesté ce samedi 7 novembre à Besançon pour réclamer plus de moyens pour l’hôpital public, afin de faire face à la deuxième vague de covid-19 qui frappe la région Bourgogne-Franche-Comté. « On ne nie pas que le covid est là et, malheureusement, tue des personnes, mais ça fait neuf mois que ça dure et ça fait neuf mois que ce gouvernement est incapable de faire quoi que ce soit pour l’hôpital », a déclaré à l’AFP Julien Juif, secrétaire de Solidaires dans le Doubs.

Le syndicat avait lancé avec plusieurs autres syndicats, organisations ou partis politiques (CGT, FSU, NA, PG, ANTICOPIE21…) un appel à manifester dans les rues de Besançon pour dénoncer la « marchandisation de la santé » et réclamer plus de moyens pour l’hôpital public, alors que la région Bourgogne-Franche-Comté est actuellement l’une des plus touchées par la deuxième vague de coronavirus.

« Le Ségur de la Santé n’a répondu en rien aux principales revendications des personnels hospitaliers pour des soins de qualité: des postes et des lits », indiquaient-ils dans leur appel à manifester diffusé vendredi. Au niveau national, « le besoin est aujourd’hui de 100 000 lits supplémentaires, il faut dès maintenant organiser le recrutement de 100 000 personnels dans les hôpitaux » et « 200 000 personnels supplémentaires sont nécessaires » dans les Ehpad, affirmait encore l’appel. « L’hôpital avant le covid, ça ne fonctionnait pas (…) Alors, c’est sûr qu’avec une maladie qui sature les hôpitaux, ça fonctionne encore moins bien », a pointé M. Juif.

"Le côté liberticide des attestations"

Après plusieurs prises de paroles place de la Révolution, au centre de Besançon, les manifestants se sont ensuite rendus devant la préfecture. « En neuf mois », les gouvernants « n’ont pas pris la mesure, ils continuent à fermer des lits », comme par exemple à Besançon, où « 28 (lits) ont été supprimés au service de réadaptation », où sont notamment accueillis les malades Covid sortant de réanimation, a déclaré M. Juif. Il a également dénoncé « le côté liberticide (…) des attestations », nécessaires « pour aller au travail ou faire nos courses ». « Ce discours, on ne le supporte plus », a-t-il encore déclaré, évoquant la possible tenue d’une nouvelle manifestation prochainement.

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