98 % des agents de l’hôpital nord Franche-Comté répondent à l’obligation vaccinale

Les personnels des hôpitaux ou des établissements médico-sociaux devront être vaccinés dès mercredi ou avoir entamé le parcours vaccinal. Dans le cas contraire, ils seront suspendus. Le point à l’hôpital nord Franche-Comté où la direction rappelle son besoin de pouvoir compter sur toutes les forces disponibles.   

Les personnels des hôpitaux ou des établissements médico-sociaux devront être vaccinés dès mercredi 15 septembre ou avoir entamé le parcours vaccinal. Dans le cas contraire, ils seront suspendus. Le point à l’hôpital Nord-Franche-Comté où la direction rappelle son besoin de pouvoir compter sur toutes les forces disponibles.   

À partir du 15 septembre, les personnels des établissements et services sanitaires et médico-sociaux ont l’obligation d’être vaccinés contre la covid-19 ; s’ils ont déjà reçu une première dose de vaccin, ils ont jusqu’au 15 octobre pour satisfaire à cette règle, imposée par la loi du 5 août 2021.

À l’hôpital nord Franche-Comté, 98 % du personnel peuvent aujourd’hui attester être vaccinés ou avoir entamé le parcours vaccinal a indiqué la direction de l’établissement à l’occasion d’une conférence de presse, ce lundi midi. L’hôpital compte aujourd’hui 3 700 agents. Une centaine  de personnes n’a toujours pas transmis ses informations vaccinales à la direction. Cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas vaccinées ou qu’elles ne veulent pas. Sur cette centaine, six sont infirmières et six sont aide-soignantes. Le reste, ce sont des personnels de l’administratif, de la logistique ou des plateaux techniques. Fin août, 75 % des agents répondaient à cette obligation vaccinale. Ces agents ont jusqu’à mercredi pour transmettre les informations.

Sans respect de cette obligation, l’agent serait suspendu. Son contrat de travail n’est pas rompu, mais par contre, il n’y a pas de salaire. En cas de vaccination, il retrouve son poste. « C’est une mesure d’ordre administrative », explique Pascal Mathis, le directeur général de l’hôpital Nord-Franche-Comté. « C’est malheureux pour les agents eux-mêmes. Il n’y a aucune volonté de la part de l’établissement de se passer des services d’un seul agent. Nous avons besoin de tout le monde », insiste-t-il.

Des vaccinations obligatoires existent déjà pour le personnel soignant. « Les personnels de santé et les étudiants des professions médicales et paramédicales sont soumis à une obligation de vaccination qui varie en fonction des lieux dans lesquels ils exercent ou de la nature de leur activité », indique le site Web Service public, le site officiel de l’administration publique. Ce sont les vaccins contre l’hépatite B, la Diphtérie, le tétanos, ou la poliomyélite/

« L’objectif est de convaincre »

L’obligation perdurera, même si le passe sanitaire est levé le 15 novembre. Les deux ne sont pas directement liés. La tolérance est mise en avant par la direction. Si on sent la motivation de l’agent à se lancer dans le parcours vaccinal, il ne sera pas suspendu, même si ce n’est pas parfait au 15 septembre. On fait confiance dans un premier temps. Puis, on vérifiera. « L’objectif est de convaincre. Pour nous, la sanction serait une aberration de ce qu’on n’aurait pas réussi à faire », insiste Pascal Mathis. Des courriers ont été envoyés aux agents qui n’avaient pas encore transmis les informations le 6 septembre. Un nouveau a été écrit ce lundi 13 septembre et des entretiens sont envisagés au besoin.

Si des agents ont fait part de leur intention de partir, aucune lettre de démission n’a été reçue pour le moment confirme Maïté Laurent, directrice des ressources humaines. « Et je n’ai pas connaissance qu’un personnel soignant le veuille », complète Fabien Heck, le directeur des soins. Cette obligation vaccinale est « une étape importante de la lutte contre cette pandémie », observe finalement Pascal Mathis

Covid-19 : un plateau épidémique

La reprise de la pandémie dans la région a été observée dès la fin juillet. Depuis, on note un plateau. Il n’y a pas d’augmentation démesurée, ni de baisse significative. Les départs sont compensés par de nouvelles arrivées, signifiant que le virus circule toujours. L’hôpital accueille en moyenne une trentaine de patients, dont une petite dizaine en réanimation. « 75 % des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées », insiste le directeur, qui relève aussi le rajeunissement des patients. 40 % des décès sont aussi des personnes de moins de 60 ans. Le taux d’incidence s’établit à 144 pour 100 000 habitants dans le Territoire de Belfort actuellement, contre 79 à l’échelle régionale, selon l’agence régionale de santé. Dans le département, 70,5 % de la population a reçu au moins une dose et 68,2 % un schéma vaccinal complet. Pour se faire vacciner, c’est maintenant sans rendez-vous, au centre de Belfort (notre article), à celui de Grandvillars et au centre mobile du département.

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